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Métiers

Comment devenir Phytothérapeute ?

Différentes plantes et huiles essentielles

Le phytothérapeute est un professionnel de santé qui prescrit des traitements de phytothérapie. Il exerce une médecine non conventionnelle centrée sur les plantes médicinales.

Présentation du métier

  • Niveau d’études ou diplôme minimum : Bac+5
  • Études en alternance : Alternance impossible
  • Salaire débutant : 1 700 € brut par mois
  • Statut : Praticien hospitalier, fonctionnaire, salarié
  • Métiers associés : Naturopathe, Aromathérapeute
  • Secteur d’activité : Santé, Bien-être

Le phytothérapeute pratique la médecine traditionnelle, dite aussi douce, pour restaurer l’hygiène de vie de ses patients et leur nutrition. Il utilise l’aromathérapie (emploi des huiles essentielles), la gemmothérapie (utilisation de bourgeons), des infusions ou des plantes médicinales.

Ce type de thérapie soigne des maladies chroniques (asthme, migraine, cystites…) et hormonales (cholestérol par exemple). Elle est pratiquée uniquement par les professionnels de santé pouvant prescrire.

Missions

  • Examiner les patients : Le phytothérapeute peut être médecin, sage-femme ou dentiste. Il ausculte alors son patient pour détecter des anomalies et il échange avec lui pour poser son diagnostic. Son interrogatoire porte sur les traitements du patient, ses antécédents médicaux, son hygiène de vie ou son alimentation.
  • Prescrire des traitements : Suite à la consultation, le phytothérapeute peut délivrer des ordonnances en vue de traiter les causes des pathologies du patient. Les traitements prescrits peuvent être à la fois des médicaments allopathiques (c’est-à-dire classiques) et des plantes médicinales.
  • Effectuer le suivi des patients : Les infusions et les gélules de phytothérapie parfois destinées à traiter une pathologie grave, les patients doivent respecter scrupuleusement les doses prescrites. Le suivi du phytothérapeute est essentiel pour prévenir les effets indésirables et favoriser la réussite du traitement.

Qualités et compétences

  • Connaître les propriétés médicinales des plantes : Le phytothérapeute est un spécialiste du corps humain. Il doit être incollable sur l’anatomie, la biologie et les pathologies pour effectuer des diagnostics. Il faut qu’il ait aussi d’excellentes connaissances sur le fonctionnement des plantes médicinales et leurs effets sur l’organisme.
  • Faire preuve d’écoute et d’empathie : Les patients cherchent à trouver l’origine de leurs maux. Le phytothérapeute doit savoir les écouter, les rassurer et expliquer ses gestes durant la consultation. Il respecte également le secret médical et le code de déontologie de son métier.
  • Effectuer des actes de prévention : Le phytothérapeute informe les patients sur le bon usage des plantes, leurs potentiels effets secondaires et la posologie à respecter. Du fait de son devoir d’information, le professionnel de santé doit délivrer à ses patients des informations compréhensibles. Par ailleurs, il donne des conseils sur le mode de vie (sport, sommeil, nutrition…).

Horaires

En libéral, les horaires du phytothérapeute sont variables selon sa clientèle et la nature de son métier. Si le professionnel est employé par un établissement de santé, ses journées sont généralement comprises entre 8h et 18h, même s’il est susceptible d’effectuer des heures supplémentaires selon son secteur.

Conditions de travail

Les conditions de travail sont davantage influencées par le métier du soignant que par sa spécialisation en phytothérapie. Les personnels soignants ont souvent des journées de travail très remplies en fonction de leur service, des urgences et du nombre de patients à accompagner et renseigner.

Salaire

Fiche de salaire
Fiche de salaire

Le phytothérapeute travaille généralement en libéral. Dès lors, ses honoraires évoluent selon le nombre de patients et sa popularité. Il peut gagner entre 1 700 € et 2 200 € mensuels.

Études et Formations

Les établissements de l’enseignement supérieur proposent des formations courtes (de six mois à un an) en phytothérapie pour les professionnels de santé. Il ne s’agit pas de formations menant au métier de conseiller en phytothérapie, qui n’est pas une profession médicale.

Il faut donc que les candidats à ces formations détiennent un diplôme d’État médical (pharmacien, sage-femme, médecin généraliste, chirurgien-dentiste, vétérinaire, masseur-kinésithérapeute). Les formations sont également accessibles aux infirmiers, aux ostéopathes et aux préparateurs de pharmacie selon les universités.

Le diplôme interuniversitaire (DIU) de conseil en phytothérapie et aromathérapie

Pendant leur formation, les professionnels développent leurs connaissances en plantes (botanique, chimie, pharmacognosie), en phytothérapie et en aromathérapie. Cela leur permet par la suite de prescrire des traitements adaptés aux pathologies des patients et de donner des conseils sur le mode d’emploi.

Le DIU Phytothérapie

Cette formation enseigne aux professionnels des savoirs en phytothérapie. Les cours comprennent des matières relatives à la pratique clinique (endocrinologie, aromathérapie, néphrologie, infectiologie, rhumatologie, système nerveux, dermatologie…). Ils approfondissent leurs connaissances en pharmacognosie (botanique médicale, constitution des plantes, réglementation, bases de la phytothérapie…).

Cette partie théorique s’accompagne de stages pratiques. Les nouveaux spécialistes en phytothérapie seront capables d’identifier les plantes médicinales les plus adaptées à chaque pathologie rencontrée et à l’état de santé général du patient. Ils sauront donner des conseils sur l’utilisation des plantes et alerter sur les dangers de l’automédication.

Le diplôme universitaire (DU) phytothérapie et aromathérapie

Associant l’aromathérapie à la phytothérapie, cette formation donne aux professionnels de santé des compétences approfondies sur les huiles essentielles et les plantes médicinales. Plusieurs enseignements en lien avec les propriétés des plantes sont proposés : botanique, chimie, système nerveux, immunologie, olfactothérapie, système respiratoire et cardiaque, oncologie, système digestif, système hormonal, etc.

La formation phytothérapie pour sages-femmes et personnels de maternité

Cette formation s’adresse spécifiquement aux professionnels de santé s’occupant des nourrissons. Pendant quelques jours, elle a pour but de leur apporter les bases et les limites de la phytothérapie appliquée à la gynécologie, à la grossesse, à l’allaitement, au post-partum et aux bébés. À l’issue de cette formation, les professionnels peuvent intégrer les gestes de phytothérapie dans leurs soins au quotidien.

Les écoles

Trouver son école de formation

Voici une liste des écoles qui proposent des formations pour devenir phytothérapeute :

Débouchés

La phytothérapie n’est pas une discipline difficile d’accès puisqu’elle vient en complément de la pratique de la médecine. Dentiste, médecin ou masseur-kinésithérapeute, le professionnel peut utiliser cette médecine pour de nombreux types de pathologies.

L’activité du phytothérapeute est essentiellement libérale si elle est exercée par un médecin généraliste en cabinet, un pharmacien en officine ou par une sage-femme à son compte. Cependant, les soignants peuvent utiliser leurs nouveaux savoirs dans les services des cliniques privées et des hôpitaux publics.

Après quelques années de pratique, le phytothérapeute peut devenir formateur en phytothérapie ou en aromathérapie.

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