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Métiers

Comment devenir Conchyliculteur

Conchyliculteur travaillant sur son exploitation d'huitres à Cancale

Le conchyliculteur élève des coquillages. Coques, palourdes, praires, coquilles St-Jacques, pétoncles, huîtres et moules n’ont aucun secret pour lui. Il peut aussi se spécialiser dans l’élevage d’un seul type de coquillages. L’essentiel de ses ventes a lieu durant les fêtes de fin d’année.

Présentation du métier

  • Niveau d’études ou diplôme minimum : CAP conchyliculture
  • Études en alternance : possibles
  • Salaire débutant : SMIC
  • Statut : salarié, indépendant, chef d’entreprise
  • Métiers associés : Aquaculteur, Pisciculteur, Ostréiculteur, Mytiliculteur
  • Secteur d’activité : Animaux, Nature, Agriculture, Environnement

Cet éleveur de coquillages aime travailler en plein air. Effectivement, il est toujours dehors puisqu’il exerce son métier en pleine mer ou sur le littoral, dans des bassins de culture. C’est un métier rythmé par les saisons et les marées. Il est également soumis aux aléas climatiques et sanitaires. En réalité, la pollution et les maladies peuvent anéantir des années de travail. Pour éviter la faillite, l’idéal pour le conchyliculteur est de se diversifier. Il doit également être très attentif aux règles d’hygiène. Il est également possible pour lui de se spécialiser dans une seule étape de la production (l’éclosion par exemple) et de travailler avec d’autres exploitations.

Missions

Culture d'huîtres au Japon
Culture d’huîtres au Japon
  • Suivre le cycle de croissance des coquillages : il s’occupe des éclosions dans les bassins artificiels, capte les larves, élève les coquillages dans le milieu adapté. Il procède ensuite à l’affinage avant de commercialiser ses produits.
  • Vendre : le conchyliculteur doit avoir un bon sens commercial pour vendre ses produits. La concurrence, notamment des pays étrangers, étant élevée, il doit savoir mettre en valeur ses produits.
  • S’occuper de l’administratif et du suivi : s’il est responsable de son exploitation, le conchyliculteur doit également gérer toute la partie administrative et comptable. L’investissement de départ pour créer une exploitation est important. La réussite de son projet est donc nécessaire.

Qualités et compétences

  • Avoir une bonne condition physique : c’est un métier qui s’exerce en plein air, quelle que soit la météo. Par ailleurs, le conchyliculteur passe une grande partie de sa journée dans l’eau. Il manipule également les sacs, souvent lourds, dans lesquels grandissent les coquillages.
  • Maîtriser les cycles d’élevage : l’éleveur de coquillages doit connaître les rythmes de vie de chacune des espèces. Effectivement, pour s’assurer une belle production, il est essentiel de maîtriser les techniques assurant le bien être des coquillages, leurs besoins alimentaires et les conditions idéales pour leur croissance.
  • Avoir des connaissances mécaniques et savoir conduire un bateau : le conchyliculteur peut se déplacer en pleine mer. Il doit donc pouvoir piloter un bateau. Il doit également avoir des compétences mécaniques de base pour se dépanner en pleine mer en cas de besoin.
  • Avoir des compétences en gestion, comptabilité et législation : c’est surtout le cas s’il est responsable d’une exploitation ou s’il travaille à son propre compte.

Horaires

Le conchyliculteur n’a pas d’horaires fixes. Ils dépendent, en effet, du rythme des marées et du moment du cycle de développement des animaux. Par ailleurs, pendant la période des fêtes, un surplus de travail est à prévoir pour honorer les commandes de tous les clients.

Conditions de travail

C’est un travail qui nécessite une bonne forme physique et morale. La demande en coquillage est forte, surtout à l’approche des fêtes, mais le secteur reste en crise en France. En effet, il subit depuis plusieurs années différentes crises sanitaires et la concurrence des pays étrangers est rude

Salaire

Bulletin de salaire
Bulletin de salaire

Le salaire d’un conchyliculteur salarié peut augmenter s’il possède des compétences particulières. Ainsi, un spécialiste d’un coquillage rare (l’ormeau par exemple) pourra négocier un salaire plus important.

  • Salaire débutant : 1500 euros brut par mois
  • Salaire confirmé : 3000 euros brut par mois
  • Salaire sénior : 3800 euros brut par mois

Études et Formations

Le conchyliculteur peut exercer avec un CAP. Cependant, avoir des diplômes de niveau supérieur peuvent lui permettre de faire la différence dans un entretien ou, plus tard, de pouvoir travailler à son propre compte.

CAP conchyliculture marine

Avec ce diplôme, le diplômé est un ouvrier qualifié. Il connaît les besoins et modes d’élevage des différentes espèces. Il a également des notions d’hygiène et de commerce. Ce diplôme s’obtient en 2 ans après la 3e.

Bac professionnel

Les bacs professionnels productions aquacoles et cultures marines permettent de maîtriser les productions de poissons, coquillages, crustacés et mollusques, la logistique et leur commercialisation. Ils se déroulent en 3 ans après la 3e. Il est nécessaire d’avoir au moins un bac pour ouvrir sa propre entreprise.

BTSA

Le BTSA aquaculture forme les étudiants pour gérer une exploitation. Le diplôme s’obtient en 2 ans après un bac. Le titulaire maîtrise la totalité des étapes d’élevage, il est sensible à la préservation de l’environnement. Enfin, il maîtrise les volets économiques, administratifs et réglementaires du métier.

Formations RNCP

Le BPAM (brevet professionnel agricole maritime) productions aquacoles et le CACNC (certificat d’aptitude à la conduite des navires conchylicoles) sont des formations inscrites au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) qui peuvent mener à la conchyliculture. Elles sont surtout destinées à des adultes cherchant une réorientation professionnelle.

Écoles

Trouver son école de formation

Voici une liste des écoles qui proposent des formations pour devenir conchyliculteur :

Débouchés

Culture aquacole à Taïwan
Culture aquacole à Taïwan

Le conchyliculteur peut travailler à son compte, s’il était salarié, ou agrandir son exploitation. Le secteur étant soumis à la concurrence des pays étrangers, il peut aussi obtenir un label de qualité, se spécialiser dans des produits rares ou de qualité supérieure. Enfin, il peut avoir plusieurs activités et développer l’écotourisme, un pôle restauration ou encore en variant ses modes de vente.