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Métiers

Comment devenir Vigneron

Vigneron dans ses vignes

Le vigneron exerce plusieurs métiers puisqu’il gère de A à Z le processus de production du vin. Il cultive la vigne pour faire pousser du raisin, élabore son propre vin, le conditionne et le commercialise. Il peut être propriétaire de son exploitation viticole ou locataire.

Présentation du métier

  • Niveau d’études ou diplôme minimum : CAP ou BPA
  • Études en alternance : oui
  • Salaire débutant : 2 100 euros bruts/mois pour un poste salarié
  • Statut : Société civile d’exploitation agricole (SCEA) – Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) – Exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) – Société de fait / Société en participation (SEP) – Salarié
  • Métiers associés : Viticulteur, Viniculteur, Chef de culture
  • Secteur d’activité : Agriculture, Nature, Agroalimentaire

Le vigneron est à la fois un viticulteur qui travaille la terre, plante les vignes et ramasse le raisin produit, et un vinificateur qui transforme le fruit en vin. On parle d’ailleurs de viti-viniculture. Également garant de la qualité du produit fini, son travail se poursuit à travers une activité de conditionnement, de vente et de représentation pour assoir la réputation de son vin. C’est un métier noble et authentique, mais c’est aussi un des métiers du vin les plus exigeants. Il demande de la disponibilité, du travail et de la rigueur.

Missions

  • Cultiver la vigne : Il est en charge du travail du sol et entretient la vigne au rythme des saisons. Il s’occupe de la plantation selon la production souhaitée, surveille la pousse et soigne ses vignes pour s’assurer de la qualité et de la quantité du raisin. Il travaille à la main ou à l’aide de machines agricoles.
  • Récolter le raisin : Lorsque les raisins arrivent à maturité, vient le moment crucial ou le vigneron vendange ses vignes.
  • Fabriquer et conditionner le vin : Le vigneron est responsable de la transformation du raisin en vin. Il doit se poser les bonnes questions et décider de la manière dont le raisin sera traité. Il peut se faire assister par un ingénieur agronome ou un œnologue pour obtenir le meilleur résultat. De plus, il réalise des mélanges (assemblage), goûte et analyse régulièrement le vin stocké dans des fûts ou des cuves avant de procéder à sa mise en bouteille lorsqu’il est prêt.
  • Commercialiser son vin : Pour assurer la vente de ses produits auprès des consommateurs, il organise des ventes directes au domaine ou s’appuie sur des intermédiaires : grossistes, coopératives, restaurateurs, magasins spécialisés… Au moment de la vinification, il peut aussi intégrer une cave coopérative qui rassemble la récolte de plusieurs vignerons et prendra en charge les étapes suivantes jusqu’à la vente.

Qualités et compétences

  • Avoir un savoir agronomique et des compétences techniques : Travailler la vigne, c’est aussi savoir ce qui fait la qualité d’un vin. Comme créateur de vin, le vigneron doit bien connaître les besoins de la vigne, les méthodes de production, les cépages et leurs caractéristiques, les terroirs… Il doit faire preuve de réelles capacités gustatives et olfactives pour identifier et décrire les arômes et les goûts du vin. Il doit aussi s’intéresser aux nouvelles tendances de consommation.
  • Être rigoureux et savoir gérer le stress : La réussite d’un millésime nécessite un investissement complet et quotidien. Mais, la fabrication d’un vin demeure une entreprise incertaine, car l’activité du vigneron est soumise aux aléas climatiques qui peuvent ruiner une récolte. Un orage, de la grêle, pas assez de pluie, trop de soleil, un hiver trop rude, des attaques de maladies, et tout peut basculer. Il faut alors savoir réagir face aux coups durs et prendre des décisions rapidement.
  • Être un chef d’exploitation avisé : Un domaine viticole est une entreprise et le vigneron évolue dans un environnement ultra-réglementé. Il emploie souvent des salariés ou des ouvriers agricoles pour l’aider dans son activité. Il doit démontrer des aptitudes à la gestion et devra également avoir des connaissances juridiques s’il est à son compte.
  • Avoir le sens du relationnel et l’esprit commercial : Être vigneron, c’est être un bon communiquant et apprécier le contact avec différents publics : prestataires, saisonniers, négociants, salariés agricoles, clients… Pour assurer la promotion du vin, il organise des animations sur son exploitation (dégustations, visites), rencontre les établissements hôteliers, les restaurateurs, les cavistes, participe à des foires et salons d’exposants, des compétitions… Au-delà de la qualité de sa production, il doit être capable de raconter l’histoire et les particularités de son vin et construire un imaginaire attractif.
  • Maîtriser les outils du marketing : La pression de la concurrence nationale et internationale étant très forte, le vigneron doit aussi être à l’aise avec les outils du marketing digital pour être visible sur le marché du vin et se démarquer.

Horaires

Pour espérer obtenir un vin de grande qualité, le vigneron ne compte pas son temps et son travail se cale sur le cycle des saisons.

Conditions de travail

Pour faire face au quotidien parfois éreintant d’un vigneron, il faut aimer le travail physique et être en parfaite condition. Si de nombreuses activités se passent dans un bureau et dans la cave, le professionnel multiplie aussi les environnements et les interlocuteurs. Néanmoins, le métier s’exerce surtout au grand air et par tous les temps.

Salaire

  • Salaire d’un vigneron salarié débutant : 2 100 euros bruts par mois
  • Revenu d’un vigneron à son compte : 2 600 euros bruts par mois

N.B. : le revenu d’un vigneron propriétaire dépend de différents critères : récolte, qualité, taille et localisation de l’exploitation, appellations des vins produits.

Études et Formations

Pour exercer ce métier de passion, il faut maîtriser toutes les étapes dans la vie d’un vin. La formation permet une insertion dans la vie active avec un niveau CAP et prévoit différentes options pour se spécialiser dès le bac pro. La poursuite des études est essentiellement assurée par l’Université et les écoles supérieures d’agronomie qui mènent à des masters pro ou des diplômes d’ingénieur.

Formation CAPA Vigne et vin

Ce diplôme de base prépare les futurs ouvriers viticulteurs à planter la vigne, à l’entretenir et à vendanger. Il est accessible à temps plein ou en apprentissage. Ce diplôme s’obtient en 2 ans après la troisième.

Formation BPA Travaux de la vigne et du vin

Ce diplôme de niveau CAP prépare au métier d’ouvrier vigneron. L’admission se fait près la classe de troisième ou après l’obtention d’un CAPA. Ce diplôme se prépare en 2 ans.

Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole option Viticulture-Œnologie

Le BPREA permet l’installation comme chef d’exploitation viticole et prépare à exercer des emplois d’encadrement salariés variés dans la production agricole. Ce diplôme se prépare en 2 ans après un CAP. Il est également ouvert aux candidats qui peuvent faire valoir 1 an d’expérience professionnelle dans le domaine agricole ou 3 ans hors domaine agricole.

Bac pro Conduite et gestion d’une entreprise vitivinicole option vigne et vin

Le Bac pro CGEVV forme des professionnels polyvalents qui pourront exercer de nombreux métiers liés au domaine de l’agriculture comme responsable d’une entreprise agricole ou salarié hautement qualifié. Ce diplôme demande 3 ans de préparation après la troisième. Sous certaines conditions, la formation est accessible à une préparation en 2 ans pour les titulaires de certains CAP du même secteur.

Formation BTSA viticulture œnologie

Cette formation complète dédiée aux métiers de la vigne, du vin et de l’œnologie, permet aux futurs techniciens d’acquérir des connaissances solides sur tous les moments clés de la vie de l’exploitation. Elle est accessible aux titulaires d’un baccalauréat dans le cadre d’un contrat d’apprentissage. Priorité est donnée aux filières bac technologique agricole, bac pro CGEVV, bac STMG ou bac S. Ce diplôme se prépare en 2 ans.

Licence Sciences de la Vigne

Cette formation professionnelle de niveau bac+3 à spécialisation viticole permet d’acquérir des compétences et un savoir-faire sur les techniques de la viticulture, la connaissance du vignoble et la pathologie. Elle s’adresse principalement à tous ceux qui ont validé d’un bac+2 (BTS/DUT/L2) dans les filières à dominante sciences biologiques, viticulture-œnologie, agronomie ou environnement, ainsi qu’aux étudiants issus des classes préparatoires aux grandes écoles. Il faudra 1 an pour obtenir ce diplôme.

Formation Diplôme d’ingénieur agronome option viticulture-œnologie

Cette formation à dimension nationale et internationale est destinée à apporter une expertise aux futurs cadres scientifiques et techniques sur les aspects de la production, de la transformation et de l’économie du secteur viti-vinicole. Le diplôme est échelonné sur trois années d’études et admissible sur concours aux étudiants ayant validé un niveau M1 relevant du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Master vigne-vin-terroir

Cette formation scientifique de haut niveau mène à des postes à responsabilité dans tous les secteurs de la filière vitivinicole, y compris à l’étranger (secteurs publics et privés, secteur industriel et tertiaire). Elle est ouverte aux titulaires d’une L3 Sciences de la vigne, Biologie à spécialisation végétale ou Sciences de la Terre et de l’Environnement. Ce diplôme s’acquière en 2 ans.

Écoles

Trouver son école de formation

Voici une liste des écoles qui proposent des formations pour devenir vigneron :

Débouchés

Bon nombre d’exploitations viticoles familiales sont transmises de génération en génération. Cependant, un aspirant vigneron peut commencer sa carrière en étant embauché comme ouvrier viticole sur une exploitation et devenir chef d’équipe ou chef de culture. Il peut aussi reprendre un domaine à son compte (les départs à la retraite sont nombreux), créer ou louer une exploitation pour produire son propre vin. Parallèlement à l’exercice de sa profession, comme spécialiste du vin, il peut aussi développer de nouvelles activités connexes et complémentaires comme l’œnotourisme ou la sommellerie.